L’hypnotiseur – Lars Kepler

Résumé livraddict:

Erik Maria Bark, un psychiatre spécialisé dans le traitement des chocs et traumas aigus, a longtemps été l’un des rares véritables experts de l’hypnose médicale. Jusqu’au jour où une séance d’hypnose profonde a mal, très mal tourné. Sa vie a frôlé l’abîme et, depuis, il a promis de ne plus jamais hypnotiser. Dix années durant, il a tenu cette promesse. Jusqu’à cette nuit où l’inspecteur Joona Linna le réveille. Il a besoin de son aide. Josef, un adolescent, vient d’assister au massacre de sa famille. Sa mère et sa petite soeur ont été poignardées, mutilées et dépecées sous ses yeux. Le corps lardé de centaines de coups de couteau, Josef vient d’être hospitalisé, inconscient et en état de choc. Mais il est le seul témoin du carnage et Joona Linna, pris dans une course contre la montre, veut l’interroger sans tarder. Car tout indique que l’assassin est maintenant aux trousses de la soeur aînée de Josef, mystérieusement disparue. Et pour lui, il n’y a qu’une façon d’obtenir un quelconque indice de l’identité du meurtrier : hypnotiser Josef. Tandis qu’il traverse un Stockholm plus sombre et glacial que jamais, Erik sait déjà que, malgré toutes ses protestations, il brisera sa promesse pour tenter de sauver une vie. Ce qu’il ne sait pas, c’est que la vérité que porte Josef va changer sa vie. Que son fils est sur le point d’être enlevé. Et qu’en réalité, c’est pour lui que le compte à rebours vient de commencer. Intrigue implacable, rythme effréné, richesse et complexité des personnages, écriture au cordeau, tout concourt à faire de L ‘Hypnotiseur un thriller unique. La première enquête de l’inspecteur Joona Linna fait date.

Mon avis 

Ce livre, mais quelle claque ! 

J’ai délaissé depuis quelques temps la lecture de Thriller (mis à part un policier très classique – Agatha Christie), pour préféré la lecture contemporaine. Il faut dire que mes derniers thriller ont pour la grande majorité étaient des déceptions (sauf Psycho Killer).
L’hypnotiseur était dans ma PAL depuis bien trop longtemps, il était temps que ça change. Et quel choix pour revenir à mon genre de prédilection. Rythme haletant, véritable page-turner, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Alors que la déception de mes dernières lectures (qui remontent à 2013) m’avait un peu détourné des thrillers, « L’hypnotiseur » fait le travail de RP du genre « thriller », arrive à me surprendre et surtout à me re-intéresser à mes polars.  Une nouvelle immersion dans le polar nordique qui me conforte dans l’idée que ce dernier est de bonne qualité.
Dans l’hypnotiseur, pas trop de descriptions inultes, et ce qu’il faut de suspense. Les auteurs (Alexandra Coelho Ahndoril et Alexander Ahndoril) nous envoient sur différentes pistes avant la révélation et l’acte final.
Une lecture à en être angoissée après avoir posé mon livre (à plus de 2h du matin) alors que je n’en étais même pas à la page 200 (sur plus de 600). Un véritable plaisir quand les livres me font ressentir autant de stress.

Ce livre est bien plus que sa 4ème de couverture. Une lecture que je recommande chaudement aux amateurs du genre et à ceux comme moi qui s’en étaient détournés.

Le livre a été adapté au cinéma en 2013.

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Il – Derek Van Arman

Présentation:

Titre original : Just Killing Time
Genre: Thriller
Nombre de page: 765 pages

Résumé éditeur:

« La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. Comme Bundy, Statler, Gacey, Williams, Merrin et des centaines d’autres sur cette liste, ce sont des individus que vous croisez aux réunions de parents d’élèves ou aux matchs de base-ball de Little League, ils prennent le bus avec vous, leurs enfants jouent avec les vôtres, et ils récitent peut-être même le Notre Père avec vous, lors de vos réunions de famille. »
Ainsi parle Jack Scott, directeur de l’agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu’une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c’est le début d’une chasse à l’homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré, devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique.

Mon avis 

Le souci principal de ce livre c’est que j’ai mis plus de 2 mois à le lire… 2 mois, à hauteur de 10/15 pages par jours seulement. Cela correspond aussi à la période où j’ai bien rattrapé mon retard sur les séries.

J’ai eu beaucoup de mal à comprendre le déroulement des événements, ainsi que l’ordre. Deux histoires qui s’enchaînent, les éléments qui se mélangent entre eux, pour avoir un point commun.
Beaucoup beaucoup trop de détails qui semblent inutiles et qui ralentissent la lecture. Des détails qui m’ont perdu à plusieurs reprises.
Visiblement l’ensemble du livre se déroule sur 4 jours (je ne l’avais pas compris ainsi).

J’ai beaucoup aimé le petit garçon au grand coeur avec son chien. J’ai aimé le personnage de Jack, flic fatigué par sa vie et les horreurs qu’il a vu. J’aurais voulu plus de détails sur le pourquoi de l’identité prise par Zak Dornani, comment il est sorti de prison… Pleins de détails qui sont passés sous silence, par contre des milliers de détails pour nous raconter l’histoire de John Cabin, Tobytown, dont je n’ai RIEN compris. Sérieusement quel intérêt de raconter le pillage de l’exposition sur la guerre de sécession?

Bref j’ai l’impression d’avoir lu un livre survendu par sa 4ème de couv’.

 

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Tome 3 / Level 26: Dark Revelations – Anthony E. Zuiker


Présentation:

Titre VO: Level 26: Dark Revelations T3
Genre: Thriller
Nombre de page: 212 pages

Résumé éditeur:

Le jour, Steve Dark élève seul sa fille de cinq ans. La nuit, il fait ce pour quoi il est né : attraper les monstres. Le tueur, surnommé Labyrinthe, veut changer le monde : abattre les compagnies pétrolières, en finir avec les juges corrompus, les requins de la finance, les journalistes hypocrites… Mais il veut aussi qu’on parle de lui. Tous les moyens sont bons pour véhiculer son message, surtout les plus violents : à l’occasion de chaque attentat, il envoie une devinette et une montre décomptant les minutes avant l’action, et poste les vidéos de ses victimes sur Internet.
Très vite, il est félicité et admiré. Steve Dark saura-t-il arrêter la contagion ?

Mon avis – Attention cet avis est susceptible de contenir des spoilers

Quand je commence une série, j’essai au maximum de lire l’intégralité des romans. Dans le cas de Level 26, le tome 1 m’avait plu, le tome 2 pas vraiment et le tome 3 encore moi.

Je ne vais pas m’étendre sur ce roman, tant j’étais pressée de le finir. Tout est gros, l’histoire est tirée par les cheveux, ça part dans tous les sens. Rien n’est travaillé, rien n’est crédible.

Message alter-mondialiste pourri, méchant créée par son frère suite à un tirage au sort plus qu’aléatoire. Et puis une équipe hyper puissante, qui a tous les pass-droits, ultra secrète. Un sénateur manipulé dont le nom est Pantin. Tu te fou de nous Zuiker? Et ce Level 26 des méchants tueurs en série, c’est une blague? Tu ne regardes pas les autres programmes « policier » diffusés par CBS? Et ce héros en carton qui vacille sur la corde raide, très fine qui sépare le bien du mal… Nan parce comme on ne s’y attendait PAS DU TOUT, le vilain méchant du T1 est son frêre… (aussi meurtrier de sa famille adoptive, de sa femme et vrai père de sa fille).

Bref…

C’est très simple, si vous voulez lire il y a des thrillers 100 fois meilleurs et si vous voulez regarder la télé, jetez-vous sur les Experts ou sur Criminal Minds.

Finalement j’aurais du suivre cet adage « Je n’écrirai rien sur ce film c’est une merde! »

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Origine – Diana Abu Jaber

Présentation:

Genre: Thriller
Nombre de page: 544 pages

Résumé éditeur:

Syracuse, État de New York. L’hiver est terrible, la ville est sous la neige, battue par des vents glacés. Lena, experte en empreintes digitales, travaille à l’unité scientifique de la police. C’est une jeune femme renfermée, à l’équilibre fragile qui, en dépit de compétences exceptionnelles, préfère rester dans l’ombre et se consacrer au cas de violences faites aux enfants, conséquence peut-être d’un passé tourmenté. Orpheline trouvée dans d’étranges circonstances à l’âge de 2 ans. Lena ignore en effet tout de ses origines.
Son parcours croise un jour celui d’Erin Cogan, dont le bébé vient de décéder. Les médecins ont diagnostiqué une mort subite du nourrisson, la mère ne les croit pas. On a tué son fils, elle en est sûre. Bien vite, le doute s’insinue aussi dans l’esprit de Lena, qui découvre un nombre anormal de cas similaires dans la région. Y aurait-il vraiment un sérial-killer qui s’attaque aux bébés ? Plus étrange encore, Lena sent confusément que l’énigme de ses origines est liée à Erin et aux meurtres des enfants. Parviendra-t-elle à reconstituer son histoire et à percer le sombre secret de ses origines ?

Mon avis – Attention cet avis est susceptible de contenir des spoilers.

Encore un livre que je voulais lire depuis longtemps, que j’avais repéré en fouillant le site de Sonatine. Je pense que cet avis sera très court car je n’en ai pas grand chose à dire.

Lena est une experte en empreintes digitales, qui fait face à une série assez étrange de décès de nouveaux nés. Déjà cela me semble assez prometteur, tant j’apprécie les histoires de tueurs en série et enquêtes policières (Grande fan des experts LV et de Profiler je suis). Mélangeons à cela une dose d’histoire personnelle torturée, une héroïne face à la réticence de ses collègues.

En tant qu’experte des empreintes digitales, Lena n’est pas sensée être confrontée au public ni aux victimes. Sauf que des les premières lignes elle est prise à partie par une jeune maman qui vient de perdre son enfant et dont l’instinct maternelle lui dit que son petit n’est pas mort par « Mort subite du nourrisson ». Et donc elle en appel à la conviction de l’experte. Vu que c’est la super star de son service depuis la résolution d’une précédente enquête, son chef va donc l’envoyer sur le terrain pour avoir son avis. Elle en met du temps à être convaincu qu’il y a un tueur d’enfant.

Je n’ai pas accroché à l’héroïne, trop passive à mon goût par rapport à son passé et aux non dits de sa famille, de ses collègues, des témoins, mais aussi complètement stupide et irréfléchie par moment. Je me suis aussi demandée à plusieurs reprises, pourquoi les autres policiers s’inquiètent autant pour elle, elle n’est pas en sucre il me semble.

De plus il y a beaucoup de longueur, beaucoup de longue phrase, de description, d’état d’âmes. Je me suis ennuyée les 200 premières pages, et puis à nouveau par passage de 50pages. Le passage dans la forêt, puis dans l’hôpital sont tellement lents et longs. J’ai relevé certaines incohérences par moment également.

Je suis sortie de cette lecture frustrée en fait. L’auteure aurait pu mettre les 544 pages du roman à profit pour étoffer son intrigue.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Thérapie – Sebastian Fitzek

Présentation:

Genre: Thriller
Titre VO: Die Therapie
Nombre de page: 309 pages

Résumé éditeur:

Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d’une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s’est retiré sur une île au nord de l’Allemagne et reçoit la visite d’une romancière qui souffre d’une forme rare de schizophrénie : les personnages qu’elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l’histoire de Josy…

Mon avis – Attention ce qui suit risque de contenir des spoilers.

J’ai lu ce livre il y a quelques semaines déjà, mais j’en garde un souvenir neutre, même si certains points m’ont un peu laissé perplexe.

Le passé et le présent se mélangent dans ce thriller. On commence par l’élément déclencheur la disparition de sa fille, par le pétage de plomb du héros. Retour au présent où l’on retrouve le héros et l’on comprends qu’il s’est passé quelque chose de violent, de dramatique. Et nous voilà quelques pages après de retour dans le passé. Le psychanalyste raconte l’histoire à son psy.

Pendant la quasi totalité du roman j’ai cru qu’il était vraiment victime d’un harcèlement, mais l’auteur a su me surprendre. Il a réussis à montrer comment l’esprit humain peut nous jouer des tours. Dès le début, l’auteur nous fait croire que Viktor est sain d’esprit, qu’il est une victime, qu’il faut qu’il sorte, les mots « laissez moi vous raconter et vous accepterez ma proposition » vont vraiment dans ce sens. Sauf qu’au final, Viktor veut juste retourner dans son coma médicamenteux, pour ne plus supporter le poids de la culpabilité d’avoir fait souffrir sa famille.

Ce livre n’est pas violent dans les actes, pas de descriptions gores ni insoutenables à lire. Toute la violence, tout le stress est contenu dans la description des faits, la psychologie, les personnages.

En m’approchant de la conclusion, je pensais avoir découvert le fin mot de l’histoire, je n’en étais pas si loin mais pas tout à fait proche. Son épouse avait bien un rôle à jouer mais je n’avais pas deviné correctement lequel.

Ce livre ferrait un très bon thriller « ciné », d’ailleurs pas si difficile à adapter. Je n’ai pas trouvé que les personnages étaient travaillés en profondeur. Tout reste assez superficiel. En y réfléchissant bien après, j’ai lu ce livre il y a plusieurs semaines maintenant, « Superficiel » est le mot qui décrit le mieux ce que je ressent par rapport à Thérapie.

Néanmoins il me donne envie de tester d’autres livres du type « thriller psychologique ».

Sous Haute Tension – Harlan Coben


Présentation:

Nom VO: Live Wire
Genre: Thriller
Nombre de page: 429 pages

Résumé éditeur:

Une femme partie sans laisser de traces revient… Et fait remonter à la surface seize ans de mensonges. Qu’est-il arrivé au frère et à la belle-soeur de Bolitar, disparues depuis 16 ans ? Pourquoi ce dernier se sent-il coupable ? Comment pourra-t-il affronter son neveu, qu’il n’a jamais vu mais qui le hait déjà ? Une investigation sous haute tension pour l’agent-détective. Et la troublante découverte de sa part d’ombre…

Mon avis 

Une nouvelle aventure de Myron Bolitar et de ses amis/associés le richissime Win aux méthodes de voyou, la sublime Esperanza et la « monstrueuse » ex catcheuse Big Cindy.

L’intrigue : une cliente de notre héros, mariée à un musicien d’un groupe ayant connu du succès voit son bonheur, sa moralité remis en cause par un post malfaisant sur un réseau social.

Comme d’habitude l’intrigue est bien menée avec plein de rebondissements.
Comme toujours Win et Esperanza arrivent toujours au bon moment pour dépatouiller notre héros qui a l’art et la manière de se fourrer  dans des situations rocambolesques voire inextricables.
Bien sur Myron va résoudre cette affaire mais les conséquences  , les moyens employes vont complètement bouleverser son environnement familial et affecter ses proches amis.

J’ai déjà avoué apprécier cet auteur. J’ai donc bien aime ce livre qui se lit facilement, bien rythmé et qui ménage le suspense jusqu’au bout.

Lecture conseillée pour les fans de cet écrivain. Pour les autres commencer peut-être par des livres plus anciens.

Storyteller – James Siegel

Présentation:

Nom VO: Deceit
Genre: Thriller
Nombre de page: 461 pages

Résumé éditeur:

Dans la lignée des Hommes du président et de L’Affaire Pélican, un grand thriller paranoïaque ! Tom Valle, ancienne star du journalisme new-yorkais, a vu sa carrière brisée lorsqu’il fut découvert que certains de ses articles pour un grand quotidien national étaient des histoires inventées de toutes pièces.
Depuis, il survit en couvrant les événements locaux pour un petit journal californien… jusqu’au jour où un accident de la circulation, en apparence banal, le met sur la piste d’une affaire de tout premier plan. Usant de ses remarquables dons d’investigation, il ne tarde pas à découvrir un véritable complot aux ramifications politiques nombreuses. Mais qui peut encore lui faire confiance ? Affrontant un ennemi invisible aux moyens illimités, traqué par des tueurs lancés à ses trousses, c’est seul contre tous et au péril de sa vie qu’il va, coûte que coûte, poursuivre son enquête.
Avec ce roman palpitant aux retournements multiples, James Siegel renoue avec la veine des grands thrillers paranoïaques des années 1970, tels Blow Out ou Conversation secrète, dans un contexte moderne où storytelling et traitement de l’information ont bouleversé la donne

Mon avis 

Après avoir lu la quatrième de couverture, je me suis dit ‘pourquoi pas’ et j’ai donc emprunté ce livre à la bibliothèque municipale de ma commune.

Et là, j’ai été tellement emballé que je l’ai dévoré d’une traité.

L’histoire: un journaliste renommé est pris en flagrant délit de mensonges, ses reportages lui ayant valu la gloire n’étaient que pure invention.
Sa disgrâce lui vaut un exil dans un trou paumé des USA à faire des reportages passionnants sur la vie sociale de son patelin, n’ayant comme palliatif à sa vie terne que le bowling.
Envoyé pour couvrir un simple accident de la route, il va petit à petit dérouler le fil d’une incroyable machination qui s’est déroulée une cinquantaine d’années auparavant.

Écrit à la première personne, ce roman est rythmé, enlevé. Pas de temps morts, des rebondissements nombreux, des acteurs à multiples facettes, une trame pas si invraisemblable que ça, un héros pris à son propre piège qui aura du mal à démonter cette sombre machination. Y arrivera-t-il d’ailleurs?
Bref un livre prenant, bien écrit, facile à lire qu’on ne veut plus poser avant de lire le mot ‘fin’.

Je conseille cette lecture. Pour ma part, emballé par ce roman je vais sûrement chercher à lire une autre œuvre de cet écrivain.

A la trace – Deon Meyer


Présentation:

Nom VO: Spoor
Genre: Policier, Thriller
Nombre de page: 722 pages

Résumé éditeur:

Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser. Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignements Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la fontière Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs.Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap.L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.

Mon avis 

C’est le quatrième livre de cet écrivain que je lis.

La trame du roman: quatre histoires, sans lien apparent entre elles, qui mettent en scène quatre héros qui ne se connaissent pas, le tout dans une Afrique du Sud qui n’en finit pas de se remettre de l’apartheid. La cohérence de l’ensemble est réalisée par les acteurs secondaires qui gravitent autour de nos personnages principaux.

Le nombre de pages, 722, ne doit pas rebuter le lecteur.

D’être fractionné en quatre donne du rythme, de l’intérêt au livre, on sent que la fin livrera tout le sel du roman.
L’écrivain a écrit une histoire vivante, une description sans concession de l’état de son pays, d’une région du monde pas très connue.

Il n’y a pas de temps morts. Les ingrédients classiques sont présents: des héros pas forcément de purs chevaliers blancs, capables de coups un peu tordus, des agences gouvernementales à la réputation et au comportement sulfureux, des acteurs interlopes.
J’appréhendais quelque peu cette lecture car j’avais modérément goûté l’album précédent ’13 heures’.
Je n’ai pas été déçu, j’ai bien aimé ce livre que je recommande.
Pour ceux qui éventuellement découvrirait cet auteur, je conseille de prendre un de ses premiers livres.

PS : j’avoue quelques difficultés avec les noms des acteurs , surtout ceux en africain.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Toi – Zoran Drvenkar

Présentation:

Genre: Thriller
Nombre de page: 567 pages
Titre Original: Du

Résumé éditeur:

Imagine une tempête de neige sur l’autoroute. Un bouchon qui s’étire sur plusieurs kilomètres, aucune visibilité. Un homme sort de sa voiture et en silence assassine méticuleusement, à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours. C’est le début d’une série de meurtres sans mobiles apparents commis par celui que la presse surnomme Le Voyageur.

Imagine maintenant cinq adolescentes. Cinq amies avec leurs espoirs et leurs peurs, leurs envies et leurs problèmes. Cinq jeunes filles que rien ne peut séparer, qui vont être prises au piège d’une situation qui les dépasse. Prises en chasse par un homme à qui tu ne voudrais pas avoir affaire, elles vont se jeter dans une fuite en avant sauvage et désespérée.

Imagine enfin un voyage jusqu’à un hôtel isolé en Norvège où tous ces protagonistes vont se retrouver pour une confrontation à la tension extrême et un dénouement qui te laissera sans voix.

Mon avis 

J’ai découvert cet auteur en début d’année avec la lecture de Sorry que j’ai littéralement adoré. C’est donc avec le plus grand des plaisirs que j’ai appris cet été que son deuxième roman était édité en France. Je ferrais une légère comparaison à la fin de cet avis.

Dès la lecture des premiers chapitres on reconnait le style de l’auteur. Nous prendre à parti en nous tutoyant. Passer d’une histoire à une autre, sans nous donner trop d’informations. Le roman commence avec Le Voyageur mais pendant je dirais 75% du roman on suit les histoires de cinq adolescentes qui vont se retrouver malgré elles dans des situations qui les dépassent. Cela au nom d’une amitié sans failles et pour aider l’une d’entre elles.
Encore une fois l’auteur ne se gène pas les malmener d’ailleurs. L’histoire, imaginée comme une sorte de « road movie » littéraire nous amène vers une confrontation finale. Une confrontation à la fois physique et aussi spirituelle. Confrontation à la vérité pour certains, confrontation à son éducation pour d’autres.
Sauf que ça n’a pas marché pour moi. Autant j’ai beaucoup aimé suivre la quête « du paradis » des filles, autant là je ne comprends pas l’intérêt de la présence du voyageur. Son histoire ne m’a pas embarqué (contrairement à celle du tueur de Sorry). Autant les autres personnages sont bien travaillés, complets autant le voyageur non pas du tout. L’histoire de sa vie assez basique, ne m’a pas fait le moindre effet, ni pitié, ni énervement, ni rien. J’ai particulièrement aimé Ragnar, j’ai trouvé son personnage très intéressant. Violent certes mais intéressant, profond.

Le style est assez simple, j’ai juste été perdu pendant plusieurs paragraphes. Il y a beaucoup de personnage, les présentations des filles sont longues. Néanmoins je m’y suis retrouvée très rapidement.

Au contraire de Sorry, Toi n’est pas un coup de coeur, mais une très bonne lecture.