La mystérieuse affaire de Styles – Agatha Christie

Présentation:

Titre original: The Mysterious Affair at Styles
Genre: Policier
Nombre de page: 223 pages

Résumé éditeur:

Pendant la Première Guerre mondiale, Arthur Hastings, rapatrié en Angleterre, est invité dans la demeure de Styles Court (ou Styles en version abrégée) par son ami John Cavendish, qui lui apprend que sa mère s’est remariée avec un homme beaucoup plus jeune, le mystérieux Alfred Inglethorp. À Styles, tout le monde a l’air de le détester. Sauf évidemment Mrs Inglethorp.

Plus tard, Emily Inglethorp est empoisonnée et les soupçons pèsent sur Alfred Inglethorp. Hercule Poirot, ancien Inspecteur de Police Belge, qui est aussi au village de Styles Saint-Mary, est invité par Hastings à résoudre cette affaire. Apparemment, Poirot pense qu’ Alfred Inglethorp n’est pas l’assassin et il essaye de le disculper. Mais Poirot a-t-il une idée derrière la tête?…

Mon avis:

Sans vraiment un challenge organisé, je me suis imposée à moi-même de lire tous les romans policiers d’Agatha Christie. En commençant bien évidemment par un de ses personnages que j’aime tout particulièrement « Hercule Poirot ».

Il n’y pas non plus de respect de l’ordre de publication, puisque j’ai lu « Poirot quitte la scène » avant de lire sa toute première aventure. A savoir la « mystérieuse affaire de styles ».
Ce premier roman relatant les aventures du petit détective Belge n’est pas mon celui que je recommanderai en 1er lieu.

J’ai une préférence réellement pour « Le crime de l’Orient Express » et « Cinq petits cochons ». Néanmoins après sa dernière enquête je voulais découvrir sa première collaboration avec Hastings.

Dans ce roman, Hastings est le narrateur principal de l’histoire. Il va nous rapporter les faits qui entourent la mort de Mrs Ingletorp et des personnes qui vivent avec elle.
Nous retrouvons une fois encore des thèmes récurrents dans les romans de la reine du crime. Une famille riche (et noble), des enfants sans le sou, de la passion. Le plus intéressant finalement dans ce tome est l’association « Poirot/Hastings ». Et de voir la différence dans leur relation.

Dans ce tome nous retrouvons un Hasting un peu plus fière, à la limite de la vantardise. Vexé de ne pas être dans la confidence, il a tendance à penser son ami « vieillissant et sans ses pleines capacités intellectuelles ».

Nous voyons naitre une relation de confiance entre les deux hommes, et de respect mutuel. Nous découvrons un personnage de Poirot sur de lui.

Mais au delà de ça j’ai trouvé l’intrigue très basique. Sans twist réellement époustouflant. J’ai la sensation qu’il manque des éléments dans tous les romans d’Agatha Christie. Ces éléments qui vous aident à découvrir le « coupable ». Comme pour Le crime de l’orient express j’ai parfois la sensation que Poirot sort ses déductions de son chapeau melon. En conclusion, « la mystérieuse affaire de styles » n’est pas mon préféré.

Enfin les romans d’Agatha Christie reste pour moi une paranthèse dans mes lectures. Et j’y reviens très régulièrement tellement la lecture en est aisée, rapide et agréable.

Témoin muet – Agatha Christie

Présentation:

Titre original: Dumb Witness (UK) –
Genre: Policier
Nombre de page: 253 pages

Résumé éditeur:

Miss Arundell à déjà échappé une première fois à la mort, lors d’une chute dans les escaliers. La raison : la balle de Bob, le chien, l’a fait glisser. Mais cette deuxième fois, elle n’y échappa pas. Des accidents ? Hercule Poirot n’en est pas si sûr, car ce gentil toutou est trop bien dressé pour laisser sa balle en haut des marches…

Mon avis: attention il contient quelques spoilers

Une petite pause dans les lectures de ma PAL pour un roman d’Agatha Christie. J’ai fouiné dans la bibliothèque de mes parents pour tomber sur celui là.

Le célèbre détective reçoit une lettre de Miss Arundell qui s’inquiète d’être menacée par un assassin. Sauf que cette chère Miss est décédée plusieurs mois avant que Poirot ne reçoive la missive. Contrairement à Hasting il soupçonne un crime. Il se donne pour mission de résoudre ce mystère.
Encore une fois la reine du crime nous balade, comme Hastings chaque personnage devient un suspect potentiel. Jusqu’au dénouement final ! Elle réussit encore une fois à nous induire en erreur, à nous faire croire que les personnages ne sont pas ceux qu’ils sont.

La lecture est assez rapide, une grande majorité de dialogue entre les protagonistes. Par contre les paragraphes étaient un peu long.

Hercule Poirot est fidèle à lui même!

Une lecture que j’ai préféré à celle de « Poirot quitte la scène ».

X – J.J. Connolly

C’est la 1ère fois que je lis un roman sur le milieu de la mafia, et aussi presque 3ans que j’attendais la traduction de Layer Cake. C’est donc Sonatine Editions qui nous propose de découvrir l’oeuvre de J.J. Connolly.

Le livre raconte l’histoire d’un dealeur de drogue Londonien, très malin, très discret. Un jour il est invité par LE baron de la pègre à Londres. Ce dernier va lui confier une mission: retrouver la fille d’un de ses amis en échange: d’une rémunération mais aussi de sa bénédiction pour prendre sa retraite. Et parallèlement il lui impose de faire affaire avec des d’autres dealeurs de drogue. A partir de là tout s’enchaine dans une suite d’emmerde.

Le début est assez lent puisqu’il faut poser le décor, présenter les personnages et les interactions entre eux. Pendant tout le livre nous suivons l’histoire de ce dealeur (dont nous ne connaissons pas le nom). Les passages importants où il n’est pas présent, il nous les relate. Et puis à un moment tout s’enchaine, les bonnes nouvelles comme les emmerdes. Pour déboucher sur une fin magistrale. Et cocasse. Un des plans est magistral d’ingéniosités. Et la fin fait sourire. « Tel est pris qui croyait prendre ».

La lecture est fluide et simple, bourrée d’ironie et d’humour. Certains passages sont plus compliqués mais peut être est-ce du à la traduction. Car parfois nous ne savons pas qui parle, ou si il s’agit d’un monologue. Les personnages sont haut en couleurs, et plus barge les uns que les autres. Le langage est cru et parfois vulgaire. ça tire dans tous les sens !

Le titre anglais est plus intéressant: « Layer Cake » qui signifie les couches les plus violentes et sombres de la mafia Londonienne. (C’est aussi le nom des gâteaux à plusieurs couches :D).

Ce livre me rappelle les films de Guy Ritchie (notamment: Arnaques, Crimes et Botaniques, Snatch et Rock’n’rolla). Le livre a été adapté en 2004. J’ai cru comprendre qu’il devait l’être par Guy Ritchie. J’ai noté de grosses similarités entre « Jimmy Price » et « Lenny Cole » d’ailleurs. Ayant vu le film il y a plusieurs années, il m’est revenu en tête tout au long de ma lecture. C’est un livre qui se laisse voir en réalité.

Bref une lecture que je conseille

L’hypnotiseur – Lars Kepler

Résumé livraddict:

Erik Maria Bark, un psychiatre spécialisé dans le traitement des chocs et traumas aigus, a longtemps été l’un des rares véritables experts de l’hypnose médicale. Jusqu’au jour où une séance d’hypnose profonde a mal, très mal tourné. Sa vie a frôlé l’abîme et, depuis, il a promis de ne plus jamais hypnotiser. Dix années durant, il a tenu cette promesse. Jusqu’à cette nuit où l’inspecteur Joona Linna le réveille. Il a besoin de son aide. Josef, un adolescent, vient d’assister au massacre de sa famille. Sa mère et sa petite soeur ont été poignardées, mutilées et dépecées sous ses yeux. Le corps lardé de centaines de coups de couteau, Josef vient d’être hospitalisé, inconscient et en état de choc. Mais il est le seul témoin du carnage et Joona Linna, pris dans une course contre la montre, veut l’interroger sans tarder. Car tout indique que l’assassin est maintenant aux trousses de la soeur aînée de Josef, mystérieusement disparue. Et pour lui, il n’y a qu’une façon d’obtenir un quelconque indice de l’identité du meurtrier : hypnotiser Josef. Tandis qu’il traverse un Stockholm plus sombre et glacial que jamais, Erik sait déjà que, malgré toutes ses protestations, il brisera sa promesse pour tenter de sauver une vie. Ce qu’il ne sait pas, c’est que la vérité que porte Josef va changer sa vie. Que son fils est sur le point d’être enlevé. Et qu’en réalité, c’est pour lui que le compte à rebours vient de commencer. Intrigue implacable, rythme effréné, richesse et complexité des personnages, écriture au cordeau, tout concourt à faire de L ‘Hypnotiseur un thriller unique. La première enquête de l’inspecteur Joona Linna fait date.

Mon avis 

Ce livre, mais quelle claque ! 

J’ai délaissé depuis quelques temps la lecture de Thriller (mis à part un policier très classique – Agatha Christie), pour préféré la lecture contemporaine. Il faut dire que mes derniers thriller ont pour la grande majorité étaient des déceptions (sauf Psycho Killer).
L’hypnotiseur était dans ma PAL depuis bien trop longtemps, il était temps que ça change. Et quel choix pour revenir à mon genre de prédilection. Rythme haletant, véritable page-turner, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Alors que la déception de mes dernières lectures (qui remontent à 2013) m’avait un peu détourné des thrillers, « L’hypnotiseur » fait le travail de RP du genre « thriller », arrive à me surprendre et surtout à me re-intéresser à mes polars.  Une nouvelle immersion dans le polar nordique qui me conforte dans l’idée que ce dernier est de bonne qualité.
Dans l’hypnotiseur, pas trop de descriptions inultes, et ce qu’il faut de suspense. Les auteurs (Alexandra Coelho Ahndoril et Alexander Ahndoril) nous envoient sur différentes pistes avant la révélation et l’acte final.
Une lecture à en être angoissée après avoir posé mon livre (à plus de 2h du matin) alors que je n’en étais même pas à la page 200 (sur plus de 600). Un véritable plaisir quand les livres me font ressentir autant de stress.

Ce livre est bien plus que sa 4ème de couverture. Une lecture que je recommande chaudement aux amateurs du genre et à ceux comme moi qui s’en étaient détournés.

Le livre a été adapté au cinéma en 2013.

Triple Crossing – Sebastian Rotella


Présentation:

Genre: Policier
Nombre de page: 439 pages

Résumé éditeur:

Chaque nuit, sur la Ligne entre le Mexique et les États-Unis, une foule de migrants tentent leur chance. Et chaque nuit, les agents de la patrouille frontalière américaine sont là pour les refouler. Certains, sans scrupule, profitent de la faiblesse des clandestins et donnent libre cours à leurs penchants sadiques. D’autres, comme Valentin Pescatore, essaient de s’en tenir aux règles. Cela ne l’empêche pas de commettre une entorse qui pourrait lui valoir une sanction sévère, à moins de collaborer… Mais avec qui, au juste ? C’est bien les Américains qui lui demandent d’infiltrer une famille de narcos de Tijuana, mais qui peut garantir que son inexpérience ne va pas l’entraîner du côté de la corruption, de la drogue et de l’argent facile ? En tout cas, c’est ce que redoute Leo Méndez, flic mexicain aux allures de justicier… Sebastian Rotella nous conduit vers de troubles frontières dans un thriller saisissant sur la mondialisation du crime.

Mon avis 

J’ai lu ce livre sur les conseils de mon bibliothécaire.

La trame : des policiers intègres acharnés à démanteler un cartel mexicain implanté sur la zone frontière de San Diego-Tijuana.

Au final, un livre très prenant ,bien écrit, facile à lire et qu’on ne veut pas lâcher.
L’ensemble est enlevé, rythmé, les acteurs sont assez typés, un peu de romance pour agrémenter. L’auteur utilise avec bonheur et efficacité l’éternelle rivalité entre américains et mexicains pour pimenter son récit.

Et surtout si on se reporte à la situation sociale, politique, économique que connaît le Mexique actuellement on a plus le sentiment de lire le compte rendu d’une enquête menée par un bon journaliste d’investigations, genre ceux qui s’immerge dans des milieux hostiles et fermés
Avec en épilogue ce cynique fatalisme , on a beau s’employer rien ne change, les forces du mal semblent toujours gagner.

Lecture recommandée.

Faute de Preuve – Harlan Coben

 

Présentation:

Nom VO: Caught
Genre: Policier
Nombre de page: 429 pages

Résumé éditeur:

Dans son émission de téléréalité où elle traque les pédophiles, Wendy coince en direct Dan. Arrêté puis relâché, ce dernier est assassiné par le père d’une de ses victimes. Mais quelque chose cloche et Wendy se met à douter. Serait-elle responsable de la mort d’un innocent ?

Mon avis 

Encore un opus de cet écrivain que j’aime particulièrement.

L’histoire : une journaliste de télévision  profite de son exposition pour démasquer un pédophile.

Mais bien entendu la réalité n’est pas aussi simpliste que cela.

Et notre héroïne au fil de ses pérégrinations et de ses recherches va mettre au jour une machination assez machiavélique. Il y a les rebondissements, les doutes nécessaires pour entretenir le suspense. On ne découvre qu’à la fin la réalité des choses, réalité surprenante et pas forcément intuitive.

Une intrigue bien écrite qui se lit facilement.

Pour les amateurs de cet écrivain , livre conseillé. Pour les autres il existe heureusement tout plein d’autres romanciers bourrés de talent.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Le Crime de L’Orient-Express – Agatha Christie

Présentation:

Genre: Policier
Nombre de page: 255 pages
Titre original : Murder on the Orient-Express

Résumé éditeur:

Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Mon avis – Attention cet avis est susceptible de contenir des éléments importants dans le dénouement de l’intrigue.

Un peu plus et j’allais oublier de chroniquer ma lecture de ce classique du genre, écrit en  1934 par la reine du crime. L’histoire ne m’était pas inconnue, j’ai du le lire pour la 1ère fois au collège il y a quelques années maintenant.  Cette nouvelle lecture a été une redécouverte tant j’avais oublié certains passages ou pire encore je confondais avec certains autres des romans d’Agatha Christie.
Hercule Poirot doit rentrer à Londres, pour cela il prends deux trains. Dans le premier déjà il surprend une conversation intrigante entre une femme et un homme. Enfin il a failli ne pas pouvoir prendre le second (malgré sa relation avec le directeur de la compagnie, comme quoi les relations ça ne sert pas toujours!). Dommage pour les protagonistes du meurtre.

Dès la première nuit Poirot est confronté à deux contre-temps. La neige qui immobilise le train dans les territoires Yougoslaves, et le meurtre de cet Américain antipathique. Poirot va donc mener l’enquête et découvrir qui était la victime, pourquoi il a été tué et par qui.

Encore une fois on retrouve les mêmes éléments que dans un grand nombre des romans de la Reine du Crime, une histoire de famille, une vengeance. En relisant mon avis sur Mrs MAC GINTY est morte j’ai ressent les mêmes sensations. Une multitude de personnage qui m’a fait perdre parfois le fil, une victime pas si innocente que ça et des coupables que l’on a envie d’excuser.
Ici chacun des protagonistes a une raison de vouloir la mort de Ratchet. Le meurtre est travaillé, l’intrigue tout autant. Même si, je trouve un peu facile que Poirot découvre tout aussi facilement. C’est un peu facile.

Néanmoins lire un des titres de Christie est un vrai plaisir pour moi, et j’aime bien de temps en temps faire une petite cure. Ici le roman est court, les phrases simples à comprendre et le vocabulaire accessible. En 255 pages, Agatha Christie, invente une histoire très bien construite, elle donne vie à des personnages intéressants et complexes.

Encore une fois à la fin l’auteure apporte toutes les réponses à nos questions.

En conclusion je considère Le Crime de L’Orient Express comme un classique du genre.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Dope – Sara Gran


Présentation:

Genre: Policier
Nombre de page: 270 pages
Titre original: Dope

Résumé éditeur:

Après des années de galère, Joséphine essaie tant bien que mal de refaire sa vie. Lorsqu’un couple fortuné de Long Island lui propose de retrouver leur fille Nadine, jeune étudiante disparue après avoir sombré dans la drogue, elle devient vite leur dernier espoir. Voici donc Joséphine de retour sur les lieux de sa déchéance, dans les bas-fonds de Manhattan, parmi les junkies, les dealers, les prostituées et les bars de nuit, un monde qu’elle croyait avoir définitivement laissé derrière elle. Plus encore que ses anciennes fréquentations, c’est son propre passé qu’elle devra affronter pour retrouver Nadine.

Mon avis 

Il y a bien longtemps que je souhaitais lire ce livre, initialement édité par les Editions Sonatine.

L’histoire semble prometteuse, « obliger » une ancienne junkie à retourner vers ses anciens démons afin d’aider un couple à retrouver leur fille qui se drogue et ne donne plus de nouvelle.

L’histoire est simple, même si je n’avais pas du tout vu venir, ni anticipé ce qui allait se passer. Les personnages sont simples à retenir. Je n’ai relevé aucunes difficultés à le lire bien au contraire.

L’histoire tourne autour de Joe, de son histoire passée qui souvent un fardeau est aujourd’hui un avantage pour lui permettre de remplir la mission qui lui a été confiée. Au fur et à mesure de l’histoire nous rencontrons les autres personnages de sa vie.

Le dénouement arrive tout à la fin. Sauf que j’ai eu du mal à y croire. C’est tellement facile, je ne trouve pas l’explication très crédible.

Je trouve également le « monde » de la drogue, des bas fond New Yorkais très mal présenté. J’ai vraiment ce sentiment désagréable de superficialité, l’auteur reste en surface, si peu de page pour imaginer des protagonistes complets et intéressants. Quant à l’héroïne (si je peux me permettre de l’appeler ainsi), je la trouve vide, sans intérêts, finalement elle est peu confronté à la drogue (directement), et ne se bats pas plus que ça. De plus j’ai eu beaucoup de mal à repérer chronologiquement, et surtout en quelle année se déroule cette histoire.

Je n’ai absolument rien contre les livres courts mais autant écrire un peu plus pour inventer des personnages plus intéressants.

Bref ce livre est loin d’être un coup de coeur pour moi et ne sais pas du tout si je vais continuer la découverte de cette auteure.

A la trace – Deon Meyer


Présentation:

Nom VO: Spoor
Genre: Policier, Thriller
Nombre de page: 722 pages

Résumé éditeur:

Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser. Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignements Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la fontière Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs.Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap.L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.

Mon avis 

C’est le quatrième livre de cet écrivain que je lis.

La trame du roman: quatre histoires, sans lien apparent entre elles, qui mettent en scène quatre héros qui ne se connaissent pas, le tout dans une Afrique du Sud qui n’en finit pas de se remettre de l’apartheid. La cohérence de l’ensemble est réalisée par les acteurs secondaires qui gravitent autour de nos personnages principaux.

Le nombre de pages, 722, ne doit pas rebuter le lecteur.

D’être fractionné en quatre donne du rythme, de l’intérêt au livre, on sent que la fin livrera tout le sel du roman.
L’écrivain a écrit une histoire vivante, une description sans concession de l’état de son pays, d’une région du monde pas très connue.

Il n’y a pas de temps morts. Les ingrédients classiques sont présents: des héros pas forcément de purs chevaliers blancs, capables de coups un peu tordus, des agences gouvernementales à la réputation et au comportement sulfureux, des acteurs interlopes.
J’appréhendais quelque peu cette lecture car j’avais modérément goûté l’album précédent ’13 heures’.
Je n’ai pas été déçu, j’ai bien aimé ce livre que je recommande.
Pour ceux qui éventuellement découvrirait cet auteur, je conseille de prendre un de ses premiers livres.

PS : j’avoue quelques difficultés avec les noms des acteurs , surtout ceux en africain.

Au lieu-dit Noir-Étang – Thomas H. Cook


Présentation:

Nom VO: The Chatham School Affair
Genre: Policier – Thriller
Nombre de page: 355 pages

Résumé éditeur:

Août 1926. Chatham, Nouvelle-Angleterre, à quelques encablures du cap Cod : son église, son port de pêche et son école de garçons, fondée par Arthur Griswald, qui la dirige avec droiture et vertu. L’arrivée de la belle Mlle Channing, venue d’Afrique pour enseigner les arts plastiques à Chatham School, paraît anodine en soi, mais un an plus tard, dans cette petite ville paisible, il y aura eu plusieurs morts. Henry, le fils adolescent de M Griswald, est vite fasciné par celle qui va lui enseigner le dessin et lui faire découvrir qu’il faut  » vivre ses passions jusqu’au bout « . Du coup, l’idéal de vie digne et conventionnelle que prône son père lui semble être un carcan. Henry assiste, complice muet et narrateur peu fiable, à la naissance d’un amour tragique entre Mlle Channing et M Reed, le professeur de lettres qui vit au bord du Noir-Etang avec sa femme et sa fille. Il voit en eux  » deux figures romantiques, des versions modernes de Catherine et de Heathcliff « . Mais l’adultère est mal vu à l’époque, et après le drame qui entraine la chute de Chatham School, le lecteur ne peut que se demander, tout comme le procureur :  » Que s’est-il réellement passé au Noir-Etang ce jour-là ? « 

Mon avis 

Pris comme ça, après avoir vu ce livre sur un présentoir des nouveautés à la bibliothèque municipale de ma commune, j’ai beaucoup apprécié cette lecture.
L’histoire: un homme dans la force de l’âge pour ne pas dire vieux nous narre ce qu’il a vécu dans sa prime jeunesse.
On sait qu’il y a eu un drame puisqu’il y a un coupable vite identifié et qui va être jugé puisque sont décrites des phases du jugement.

Mais ce n’est qu’à la fin du livre qu’on aura le fin mot de toute l’histoire.

Cette dernière, et c’est très important, se déroule dans les années 29 en Nouvelle  Angleterre, dans une petite ville où est très vivace l’esprit des WASP ces descendants des premiers immigrants aux Amériques: puritanisme, école non mixte, écoliers en uniforme, ses notables , peu de divertissement.

Arrive au début de l’année scolaire une nouvelle professeur qui va tout bouleverser : elle vit seule, à une enfance non conventionnelle (elle a vécu en Afrique ), elle est jeune et jolie ce qui ne va  pas manquer d’émoustiller notre jeune ado.

Elle va surtout chambouler l’équilibre de cette petite ville, équilibre bâti sur les us et coutumes, les préjugés.

Ce livre est bien écrit, prenant, et surtout le dénouement surprenant.

Presque plus une étude de mœurs qu’une intrigue policière, où s’opposent passion, romantisme, aventure, nouveauté, mystère à tradition, rigorisme, bien pensant, poids du passé.
Lecture chaudement recommandée