Le chapeau de Mr Briggs – Kate Colquhoun


Présentation:

Nom VO: MR Briggs’ Hat
Genre: Littérature anglophone
Nombre de page: 458 pages

Résumé éditeur:

Le 9 juillet 1864, un chapeau, une canne et un sac sont retrouvés sous le siège ensanglanté d’un compartiment de chemin de fer. Le corps de l’employé de banque auquel ils appartenaient gît entre les voies. Chargés d’élucider le premier meurtre jamais commis à bord d’un train en Angleterre, les célèbres détectives de Scotland Yard suivent la piste d’un jeune suspect Allemand très vite identifié. Ce dernier vient de s’embarquer pour New York, comme il l’avait décidé depuis longtemps. Ils devront traverser l’Atlantique pour trouver celui dont la vraie personnalité apparaît au fil des témoignages de ceux qui l’ont connu… Bijoutiers, chapeliers, cheminots, tailleurs, prostituées et cochers se succèdent pour tenter de reconstituer les événements, face à des juges dont le pouvoir n’aurait à craindre que celui de la presse. Sur fond de rivalité entre l’Angleterre et l’Allemagne, alors que sévit le débat sur la peine capitale, l’accusé parviendra-t-il à prouver son innocence ? Kate Colquhoun retrace à un rythme exalté une affaire de meurtre qui défraya la chronique.

Mon avis 

Livre que j’ai emprunté à ma bibliothèque municipale après lecture de la 4eme de couverture. Et l’envie de changer un peu de mes romanciers habituels , préférés (?).

L’histoire : un monsieur d’un bon niveau social est assassiné dans un train londonien, on découvre son cadavre sur les voies.
Et alors, que du banal, cf les romans d’Agatha Christie ayant le chemin de fer en trame de fond.
Sauf que , il s’agit du premier mort dans les trains anglais, que l’affaire se déroule au beau milieu du XIXeme siècle, en plein boom économique et industriel, que les médias de l’ l’époque (uniquement journaux) vont s’emparer de l’affaire qui a tout du croustillant et du sensationnel, que l’opinion publique n’a pas tous les éléments de jugement pour avoir de l’objectivité , que le principal suspect est allemand ( cf histoire de la Prusse- Allemagne de cette époque), que la police n’a pas les moyens que l’on connaît de nos jours.

Au fil des pages, l’auteur reprend le déroulement de l’affaire depuis la découverte du corps jusqu’à l’exécution de la personne condamnée.
Sans jamais prendre parti, à la manière d’un journaliste d’investigation , en relevant les erreurs/omissions des enquêteurs, avec une narration quasi mécanique du déroulement de l’enquête, du jugement et de la condamnation avec au final un sentiment latent de malaise est-ce bien la bonne personne qui a été jugée et exécutée.
La lecture du livre peut sembler rébarbative, peu de dialogues, des acteurs sans relief puisqu’il s’agit de simples gens : policiers, ouvriers miséreux,…
Mais j’ai bien aimé parcourir ce livre que plutôt que roman policier je classerais comme une belle analyse societale et ethnologique de l’Angleterre à cette époque de l’histoire.
Lecture conseillée pour les curieux ou ceux qui veulent changer du roman policier classique ou standard.

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