« Ca » – Stephen King

Présentation: 

Titre original: It
Genre: Horreur
Nombre de page: 1438

Ma version est en deux tomes ( premier tome de 800 pages, second tome de 638 pages)

Résumé éditeur: 

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…
Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.
Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de Sac d’os nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses oeuvres les plus amples et les plus fortes.

Mon avis:

Ce livre est celui qui m’a le plus marqué, pourtant adepte des films d’horreurs, d’épouvantes, d’angoisses, je ne pensais pas qu’un livre aurait pu me faire avoir des sueurs froides. Avec ce livre c’est le cas, pendant la lecture du second tome j’ai fait des cauchemars à la limite de la crise d’angoisse. Sympathique comme mise en bouche. Néanmoins ce livre je le recommande. Pour plusieurs raisons. Dans un premier temps pour la plume de Stephen King qui arrive finalement à raconter deux histoires, avec les mêmes protagonistes mais à des époques différentes, passant de l’une à l’autre sans perdre son lecteur. Dans un second temps pour connaitre vraiment qui est « ça » d’ailleurs pourquoi on l’appel ainsi. Le téléfilm, plutôt moyen au final, se contente finalement de représenter « ça », ce mal qui ronge Derry, par un clown, c’est le cas aussi dans le roman, mais au final c’est bien plus qu’un clown, c’est l’ensemble de nos peurs, au fil des pages je me suis retrouvée face à des angoisses d’enfants qui ont été les miennes. De plus ce mal fait détourner les regards des adultes quand il se passe quelque chose d’anormal, enfin en tournant les pages une par une je me demandais vraiment comment les enfants allaient s’en sortir, sachant qu’ils ne recevraient aucunes aides de la part des « grandes personnes ». Dans le téléfilm, beaucoup de passages ont été supprimé, dont un qui pourrait choquer l’Amérique puritaine et qui selon moi à peu d’intérêt pour le livre également.

Par contre en 1438 pages, l’auteur a le temps d’être long et de faire de longues descriptions, un peu fatigantes parfois. D’ailleurs les 200 premières pages sont très longues et permettent de placer les personnages. Comme pour le téléfilm je suis un peu déçue de la fin, j’ai d’ailleurs l’impression que Stephen King ne sait pas vraiment finir ses romans. De plus (et toujours comme dans le téléfilm), je n’ai pas du tout accroché aux personnages dans leur individualité, j’ai l’impression qu’il faut les prendre dans leur globalité, en groupe, d’ailleurs ont a le sentiment qu’ils ne réussiront, qu’ils seront « forts » tous ensembles.

Contrairement aux autres Stephen King, j’ai gardé ce livre car je pense le relire dans plusieurs années.
NB: depuis je déteste les clowns. 

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