[Challenge Thrillers et Polars 2012] Tome 3 / Level 26: Dark Revelations – Anthony E. Zuiker


Présentation:

Titre VO: Level 26: Dark Revelations T3
Genre: Thriller
Nombre de page: 212 pages

Résumé éditeur:

Le jour, Steve Dark élève seul sa fille de cinq ans. La nuit, il fait ce pour quoi il est né : attraper les monstres. Le tueur, surnommé Labyrinthe, veut changer le monde : abattre les compagnies pétrolières, en finir avec les juges corrompus, les requins de la finance, les journalistes hypocrites… Mais il veut aussi qu’on parle de lui. Tous les moyens sont bons pour véhiculer son message, surtout les plus violents : à l’occasion de chaque attentat, il envoie une devinette et une montre décomptant les minutes avant l’action, et poste les vidéos de ses victimes sur Internet.
Très vite, il est félicité et admiré. Steve Dark saura-t-il arrêter la contagion ?

Mon avis – Attention cet avis est susceptible de contenir des spoilers

Quand je commence une série, j’essai au maximum de lire l’intégralité des romans. Dans le cas de Level 26, le tome 1 m’avait plu, le tome 2 pas vraiment et le tome 3 encore moi.

Je ne vais pas m’étendre sur ce roman, tant j’étais pressée de le finir. Tout est gros, l’histoire est tirée par les cheveux, ça part dans tous les sens. Rien n’est travaillé, rien n’est crédible.

Message alter-mondialiste pourri, méchant créée par son frère suite à un tirage au sort plus qu’aléatoire. Et puis une équipe hyper puissante, qui a tous les pass-droits, ultra secrète. Un sénateur manipulé dont le nom est Pantin. Tu te fou de nous Zuiker? Et ce Level 26 des méchants tueurs en série, c’est une blague? Tu ne regardes pas les autres programmes « policier » diffusés par CBS? Et ce héros en carton qui vacille sur la corde raide, très fine qui sépare le bien du mal… Nan parce comme on ne s’y attendait PAS DU TOUT, le vilain méchant du T1 est son frêre… (aussi meurtrier de sa famille adoptive, de sa femme et vrai père de sa fille).

Bref…

C’est très simple, si vous voulez lire il y a des thrillers 100 fois meilleurs et si vous voulez regarder la télé, jetez-vous sur les Experts ou sur Criminal Minds.

Finalement j’aurais du suivre cet adage « Je n’écrirai rien sur ce film c’est une merde! »

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Origine – Diana Abu Jaber

Présentation:

Genre: Thriller
Nombre de page: 544 pages

Résumé éditeur:

Syracuse, État de New York. L’hiver est terrible, la ville est sous la neige, battue par des vents glacés. Lena, experte en empreintes digitales, travaille à l’unité scientifique de la police. C’est une jeune femme renfermée, à l’équilibre fragile qui, en dépit de compétences exceptionnelles, préfère rester dans l’ombre et se consacrer au cas de violences faites aux enfants, conséquence peut-être d’un passé tourmenté. Orpheline trouvée dans d’étranges circonstances à l’âge de 2 ans. Lena ignore en effet tout de ses origines.
Son parcours croise un jour celui d’Erin Cogan, dont le bébé vient de décéder. Les médecins ont diagnostiqué une mort subite du nourrisson, la mère ne les croit pas. On a tué son fils, elle en est sûre. Bien vite, le doute s’insinue aussi dans l’esprit de Lena, qui découvre un nombre anormal de cas similaires dans la région. Y aurait-il vraiment un sérial-killer qui s’attaque aux bébés ? Plus étrange encore, Lena sent confusément que l’énigme de ses origines est liée à Erin et aux meurtres des enfants. Parviendra-t-elle à reconstituer son histoire et à percer le sombre secret de ses origines ?

Mon avis – Attention cet avis est susceptible de contenir des spoilers.

Encore un livre que je voulais lire depuis longtemps, que j’avais repéré en fouillant le site de Sonatine. Je pense que cet avis sera très court car je n’en ai pas grand chose à dire.

Lena est une experte en empreintes digitales, qui fait face à une série assez étrange de décès de nouveaux nés. Déjà cela me semble assez prometteur, tant j’apprécie les histoires de tueurs en série et enquêtes policières (Grande fan des experts LV et de Profiler je suis). Mélangeons à cela une dose d’histoire personnelle torturée, une héroïne face à la réticence de ses collègues.

En tant qu’experte des empreintes digitales, Lena n’est pas sensée être confrontée au public ni aux victimes. Sauf que des les premières lignes elle est prise à partie par une jeune maman qui vient de perdre son enfant et dont l’instinct maternelle lui dit que son petit n’est pas mort par « Mort subite du nourrisson ». Et donc elle en appel à la conviction de l’experte. Vu que c’est la super star de son service depuis la résolution d’une précédente enquête, son chef va donc l’envoyer sur le terrain pour avoir son avis. Elle en met du temps à être convaincu qu’il y a un tueur d’enfant.

Je n’ai pas accroché à l’héroïne, trop passive à mon goût par rapport à son passé et aux non dits de sa famille, de ses collègues, des témoins, mais aussi complètement stupide et irréfléchie par moment. Je me suis aussi demandée à plusieurs reprises, pourquoi les autres policiers s’inquiètent autant pour elle, elle n’est pas en sucre il me semble.

De plus il y a beaucoup de longueur, beaucoup de longue phrase, de description, d’état d’âmes. Je me suis ennuyée les 200 premières pages, et puis à nouveau par passage de 50pages. Le passage dans la forêt, puis dans l’hôpital sont tellement lents et longs. J’ai relevé certaines incohérences par moment également.

Je suis sortie de cette lecture frustrée en fait. L’auteure aurait pu mettre les 544 pages du roman à profit pour étoffer son intrigue.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Thérapie – Sebastian Fitzek

Présentation:

Genre: Thriller
Titre VO: Die Therapie
Nombre de page: 309 pages

Résumé éditeur:

Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d’une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s’est retiré sur une île au nord de l’Allemagne et reçoit la visite d’une romancière qui souffre d’une forme rare de schizophrénie : les personnages qu’elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l’histoire de Josy…

Mon avis – Attention ce qui suit risque de contenir des spoilers.

J’ai lu ce livre il y a quelques semaines déjà, mais j’en garde un souvenir neutre, même si certains points m’ont un peu laissé perplexe.

Le passé et le présent se mélangent dans ce thriller. On commence par l’élément déclencheur la disparition de sa fille, par le pétage de plomb du héros. Retour au présent où l’on retrouve le héros et l’on comprends qu’il s’est passé quelque chose de violent, de dramatique. Et nous voilà quelques pages après de retour dans le passé. Le psychanalyste raconte l’histoire à son psy.

Pendant la quasi totalité du roman j’ai cru qu’il était vraiment victime d’un harcèlement, mais l’auteur a su me surprendre. Il a réussis à montrer comment l’esprit humain peut nous jouer des tours. Dès le début, l’auteur nous fait croire que Viktor est sain d’esprit, qu’il est une victime, qu’il faut qu’il sorte, les mots « laissez moi vous raconter et vous accepterez ma proposition » vont vraiment dans ce sens. Sauf qu’au final, Viktor veut juste retourner dans son coma médicamenteux, pour ne plus supporter le poids de la culpabilité d’avoir fait souffrir sa famille.

Ce livre n’est pas violent dans les actes, pas de descriptions gores ni insoutenables à lire. Toute la violence, tout le stress est contenu dans la description des faits, la psychologie, les personnages.

En m’approchant de la conclusion, je pensais avoir découvert le fin mot de l’histoire, je n’en étais pas si loin mais pas tout à fait proche. Son épouse avait bien un rôle à jouer mais je n’avais pas deviné correctement lequel.

Ce livre ferrait un très bon thriller « ciné », d’ailleurs pas si difficile à adapter. Je n’ai pas trouvé que les personnages étaient travaillés en profondeur. Tout reste assez superficiel. En y réfléchissant bien après, j’ai lu ce livre il y a plusieurs semaines maintenant, « Superficiel » est le mot qui décrit le mieux ce que je ressent par rapport à Thérapie.

Néanmoins il me donne envie de tester d’autres livres du type « thriller psychologique ».

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Le Crime de L’Orient-Express – Agatha Christie

Présentation:

Genre: Policier
Nombre de page: 255 pages
Titre original : Murder on the Orient-Express

Résumé éditeur:

Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Mon avis – Attention cet avis est susceptible de contenir des éléments importants dans le dénouement de l’intrigue.

Un peu plus et j’allais oublier de chroniquer ma lecture de ce classique du genre, écrit en  1934 par la reine du crime. L’histoire ne m’était pas inconnue, j’ai du le lire pour la 1ère fois au collège il y a quelques années maintenant.  Cette nouvelle lecture a été une redécouverte tant j’avais oublié certains passages ou pire encore je confondais avec certains autres des romans d’Agatha Christie.
Hercule Poirot doit rentrer à Londres, pour cela il prends deux trains. Dans le premier déjà il surprend une conversation intrigante entre une femme et un homme. Enfin il a failli ne pas pouvoir prendre le second (malgré sa relation avec le directeur de la compagnie, comme quoi les relations ça ne sert pas toujours!). Dommage pour les protagonistes du meurtre.

Dès la première nuit Poirot est confronté à deux contre-temps. La neige qui immobilise le train dans les territoires Yougoslaves, et le meurtre de cet Américain antipathique. Poirot va donc mener l’enquête et découvrir qui était la victime, pourquoi il a été tué et par qui.

Encore une fois on retrouve les mêmes éléments que dans un grand nombre des romans de la Reine du Crime, une histoire de famille, une vengeance. En relisant mon avis sur Mrs MAC GINTY est morte j’ai ressent les mêmes sensations. Une multitude de personnage qui m’a fait perdre parfois le fil, une victime pas si innocente que ça et des coupables que l’on a envie d’excuser.
Ici chacun des protagonistes a une raison de vouloir la mort de Ratchet. Le meurtre est travaillé, l’intrigue tout autant. Même si, je trouve un peu facile que Poirot découvre tout aussi facilement. C’est un peu facile.

Néanmoins lire un des titres de Christie est un vrai plaisir pour moi, et j’aime bien de temps en temps faire une petite cure. Ici le roman est court, les phrases simples à comprendre et le vocabulaire accessible. En 255 pages, Agatha Christie, invente une histoire très bien construite, elle donne vie à des personnages intéressants et complexes.

Encore une fois à la fin l’auteure apporte toutes les réponses à nos questions.

En conclusion je considère Le Crime de L’Orient Express comme un classique du genre.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Dope – Sara Gran


Présentation:

Genre: Policier
Nombre de page: 270 pages
Titre original: Dope

Résumé éditeur:

Après des années de galère, Joséphine essaie tant bien que mal de refaire sa vie. Lorsqu’un couple fortuné de Long Island lui propose de retrouver leur fille Nadine, jeune étudiante disparue après avoir sombré dans la drogue, elle devient vite leur dernier espoir. Voici donc Joséphine de retour sur les lieux de sa déchéance, dans les bas-fonds de Manhattan, parmi les junkies, les dealers, les prostituées et les bars de nuit, un monde qu’elle croyait avoir définitivement laissé derrière elle. Plus encore que ses anciennes fréquentations, c’est son propre passé qu’elle devra affronter pour retrouver Nadine.

Mon avis 

Il y a bien longtemps que je souhaitais lire ce livre, initialement édité par les Editions Sonatine.

L’histoire semble prometteuse, « obliger » une ancienne junkie à retourner vers ses anciens démons afin d’aider un couple à retrouver leur fille qui se drogue et ne donne plus de nouvelle.

L’histoire est simple, même si je n’avais pas du tout vu venir, ni anticipé ce qui allait se passer. Les personnages sont simples à retenir. Je n’ai relevé aucunes difficultés à le lire bien au contraire.

L’histoire tourne autour de Joe, de son histoire passée qui souvent un fardeau est aujourd’hui un avantage pour lui permettre de remplir la mission qui lui a été confiée. Au fur et à mesure de l’histoire nous rencontrons les autres personnages de sa vie.

Le dénouement arrive tout à la fin. Sauf que j’ai eu du mal à y croire. C’est tellement facile, je ne trouve pas l’explication très crédible.

Je trouve également le « monde » de la drogue, des bas fond New Yorkais très mal présenté. J’ai vraiment ce sentiment désagréable de superficialité, l’auteur reste en surface, si peu de page pour imaginer des protagonistes complets et intéressants. Quant à l’héroïne (si je peux me permettre de l’appeler ainsi), je la trouve vide, sans intérêts, finalement elle est peu confronté à la drogue (directement), et ne se bats pas plus que ça. De plus j’ai eu beaucoup de mal à repérer chronologiquement, et surtout en quelle année se déroule cette histoire.

Je n’ai absolument rien contre les livres courts mais autant écrire un peu plus pour inventer des personnages plus intéressants.

Bref ce livre est loin d’être un coup de coeur pour moi et ne sais pas du tout si je vais continuer la découverte de cette auteure.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Toi – Zoran Drvenkar

Présentation:

Genre: Thriller
Nombre de page: 567 pages
Titre Original: Du

Résumé éditeur:

Imagine une tempête de neige sur l’autoroute. Un bouchon qui s’étire sur plusieurs kilomètres, aucune visibilité. Un homme sort de sa voiture et en silence assassine méticuleusement, à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours. C’est le début d’une série de meurtres sans mobiles apparents commis par celui que la presse surnomme Le Voyageur.

Imagine maintenant cinq adolescentes. Cinq amies avec leurs espoirs et leurs peurs, leurs envies et leurs problèmes. Cinq jeunes filles que rien ne peut séparer, qui vont être prises au piège d’une situation qui les dépasse. Prises en chasse par un homme à qui tu ne voudrais pas avoir affaire, elles vont se jeter dans une fuite en avant sauvage et désespérée.

Imagine enfin un voyage jusqu’à un hôtel isolé en Norvège où tous ces protagonistes vont se retrouver pour une confrontation à la tension extrême et un dénouement qui te laissera sans voix.

Mon avis 

J’ai découvert cet auteur en début d’année avec la lecture de Sorry que j’ai littéralement adoré. C’est donc avec le plus grand des plaisirs que j’ai appris cet été que son deuxième roman était édité en France. Je ferrais une légère comparaison à la fin de cet avis.

Dès la lecture des premiers chapitres on reconnait le style de l’auteur. Nous prendre à parti en nous tutoyant. Passer d’une histoire à une autre, sans nous donner trop d’informations. Le roman commence avec Le Voyageur mais pendant je dirais 75% du roman on suit les histoires de cinq adolescentes qui vont se retrouver malgré elles dans des situations qui les dépassent. Cela au nom d’une amitié sans failles et pour aider l’une d’entre elles.
Encore une fois l’auteur ne se gène pas les malmener d’ailleurs. L’histoire, imaginée comme une sorte de « road movie » littéraire nous amène vers une confrontation finale. Une confrontation à la fois physique et aussi spirituelle. Confrontation à la vérité pour certains, confrontation à son éducation pour d’autres.
Sauf que ça n’a pas marché pour moi. Autant j’ai beaucoup aimé suivre la quête « du paradis » des filles, autant là je ne comprends pas l’intérêt de la présence du voyageur. Son histoire ne m’a pas embarqué (contrairement à celle du tueur de Sorry). Autant les autres personnages sont bien travaillés, complets autant le voyageur non pas du tout. L’histoire de sa vie assez basique, ne m’a pas fait le moindre effet, ni pitié, ni énervement, ni rien. J’ai particulièrement aimé Ragnar, j’ai trouvé son personnage très intéressant. Violent certes mais intéressant, profond.

Le style est assez simple, j’ai juste été perdu pendant plusieurs paragraphes. Il y a beaucoup de personnage, les présentations des filles sont longues. Néanmoins je m’y suis retrouvée très rapidement.

Au contraire de Sorry, Toi n’est pas un coup de coeur, mais une très bonne lecture.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Sur Ma Peau – Gillian Flynn


Présentation:

Titre VO: Sharp Objects
Genre: Thriller
Nombre de page: 381 pages

Résumé éditeur:

La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà, l’été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée… Une jeune journaliste, Camille Preak, se rend sur place pour couvrir l’affaire. Elle-même a grandi à Wind Gap. Mais pour Camille, retourner à Wind Gap, c’est réveiller de douloureux souvenirs. A l’adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu’elle n’a pu exprimer. Son corps n’est qu’un entrelacs de cicatrices… On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, Camille comprend qu’elle doit puiser en elle la force d’affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité…

Mon avis 

Camille est journaliste dans un petit quotidien de Chicago, elle est envoyé par son redac chef dans une petite ville du Missouri. Un meurtre d’enfant et un enlèvement d’enfant ont eu lieu et elle doit couvrir l’affaire. Sauf que cette ville n’est pas inconnue à Camille, elle la connait bien, même trop bien puisque c’est sa ville natale, là où sa mère vit toujours. Elle a pour mission d’écrire un article concernant toute l’affaire.

Le style est simple, pas d’alternance de point de vue, les chapitres sont un peu longs. A un moment du récit, je me suis perdu dans la chronologie. Au final combien de temps Camille est restée à Wind Gap?

Le gros point positif du roman est la capacité de l’auteure à inventer des personnages très marquants, très intéressants. Camille est torturée, elle emporte avec elle une histoire très douloureuse dont elle a écrit les grandes lignes sur sa peau. Elle est confrontée à la personnalité très particulière de sa mère, et doit apprendre à vivre avec sa demi-soeur de 13ans qui agit comme une adulte dévergondée. Le personnage centrale de Camille est trés intéressant, je me suis attachée à elle, j’ai eu de la « peine » pour ce qu’elle a vécu. Elle explique souvent pourquoi elle a eu envie de partir, de quitter ce bled, comme un besoin de survie. Besoin de quitter un lieu qui l’a rongé, une mère qui ne l’aime pas, une mort qui la détruite. Adora (la mère) et Amma (la fille) sont odieuses, Amma étant en plus vicieuse et je dirais même perverse par moment.  Il m’ai même arrivé d’avoir envie de la gifler. De manière totalement contradictoire, elle reste une enfant, que nous avons envie de protéger, une enfant qui pour nous a été pervertis par le système familiale.

Le second point est que Gillian Flynn arrive à créer une ambiance très pesante, il faut dire que les petites villes américains où tous le monde se connait, où tous le monde sait tout de tous le monde, sont un théâtre tout à fait particulier.

Au final elle s’attache plus à nous raconter l’évolution de Camille, de sa soeur et de sa mère, l’affaire devenant plus un prétexte.

Je me doutais d’une partie de la « fin », même si mon esprit n’aurait voulu imaginer la vraie histoire.

Encore une fois pas de Happy End chez Gillian Flynn.

Bref une lecture que j’ai dévoré en 4 jours, et que je conseille et sur-conseille même.

Nos avis sur les autres oeuvres de Gillian Flynn

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage – L C Tyler

Présentation:

Titre VO: The Herring Seller’s Apprentice
Genre: Thriller
Nombre de page: 229 pages

Résumé éditeur:

Ethelred Tressider écrit des romans policiers sous trois noms différents. Et, ces temps-ci, il a trois fois plus de problèmes que n’importe qui. Avec l’inspiration d’abord, qui commence à lui faire sérieusement défaut, avec son agent littéraire ensuite, l’encombrante Elsie, qui n’aime ni la littérature ni les écrivains, avec son ex-femme enfin, Géraldine, qui vient de disparaître mystérieusement. Lorsque le corps de celle-ci est retrouvé près de chez lui et que la police évoque la piste d’un tueur en série, l’infatigable Elsie pousse notre brave romancier à exploiter d’hypothétiques talents de détective pour résoudre cette étrange affaire qui, elle en est convaincue, saura lui rendre l’inspiration. Mais y a-t-il vraiment un tueur en série ? Et si oui, est-ce vraiment lui qui a tué Géraldine ?

Mon avis 

Plusieurs facteurs me font choisir un livre, le titre, la couverture, le résumé, ce que je sais ou connais de son auteur, la confiance que je peux avoir dans une maison d’édition. Dans le cas de ce roman, plusieurs paramètres m’ont décidé à l’acheter. Dans un premier temps mon expérience très positive avec les éditions Sonatine, le titre m’a ensuite attiré. Il faut reconnaître qu’il est très intriguant, du moins la traduction Française « Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage ». Sauf que j’ai été déçue.

 Le protagoniste principal ici est un écrivain qui connaît un succès sommes toute relatif, pour l’histoire il a 3 pseudonymes lui permettant d’écrire des romans aux styles totalement différents.

Je ne sais pas trop comment rédiger mon avis sur ce livre tant il ne m’a pas transporté. L’histoire est prometteuse pourtant, mais j’ai le sentiment qu’elle a été gâchée.

Trois personnes prennent la parole, l’auteur, son éditrice et Fairfax le personnage créé par Ethelred Tressider. L’auteur présente leur point de vue, seule la typographie dans le roman nous permet de nous y retrouver.

Les personnages ne sont pas travaillé, rien de bien particulier, Ethelred m’est dès le début antipathique. Il y a un soupçon de début de travail pour la psychologie des personnages, leur histoire, mais c’est très succinct et très amateur.

 Quant à la fin, il y a un pseudo twist qui ne m’a pas convaincu du tout.

 Une vraie déception.

[Challenge Thrillers et Polars 2012] Les Rivières Pourpres – Jean-Christophe Grangé


Présentation:

Genre: Thriller
Nombre de page: 404 pages

Résumé éditeur:

Pierre Niémans, un commissaire aux méthodes musclées, est envoyé à Guernon, ville universitaire de l’Isère, pour élucider un meurtre atroce : un homme a été découvert nu, mutilé, coincé dans une paroi rocheuse en position foetale. Qui est l’auteur de cette mise en scène macabre ? Parallèlement, dans sa commune du Lot, le jeune lieutenant Karim Abdouf a de quoi s’occuper : l’école primaire a été visitée et le tombeau d’un enfant profané. Au départ bien distinctes et à des lieux l’une de l’autre, les deux enquêtes vont se recouper étrangement pour n’en faire qu’une, à la trame aussi hallucinante que terrifiante.

Mon avis 

Etant vraiment fan du film, et n’ayant pas tout saisi j’ai voulu lire le roman dont il est inspiré. Je n’avais jamais lu de roman de l’auteur Jean-Christophe Grangé et je dois reconnaitre que ce fut une bonne découverte tant j’avais du mal à le lâcher.

L’auteur construit son roman grâce à deux histoires qui semblent totalement différentes et indépendantes. On suit deux policiers, deux policiers aux histoires, tempérament différents. Beaucoup de points communs néanmoins, le caractère indépendant, les méthodes, la volonté de trouver la solution quoiqu’il arrive. On suit donc les histoires de deux policiers de la rue, qui font face à des actes criminels très originaux. Ces deux histoires en apparence distinctes vont se rejoindre, et ne faire plus qu’une.

Je n’ai pas envie d’en dire trop, mais derrière les meurtres se révèle une sordide histoire d’Eugénisme, de vengeance, de culte de l’homme parfait, de vie reclus autour d’une société fermée sur elle même.

Le seul point négatif était que je connaissais déjà le dénouement, malgré tout j’ai vraiment apprécié la lecture de ce roman. La construction est angoissante, les indices arrivent les uns après les autres, mais ne nous apporte pas beaucoup d’informations. Le dénouement se dévoile dans les dernières pages, en même temps que le découvre les deux policiers. Connaissant déjà la fin, je n’ai pas trouvé d’éléments pouvant indiquer l’identité du coupable.

Ca faisait très longtemps que je n’avais pas été autant prise par un livre, que j’ai du d’ailleurs fermer à contrecoeur. Je le conseille fortement.